Offre de stage de M2R dans l'équipe PERSING

Publié le 23 octobre 2025

Etude des neuromodulateurs impliqués dans l’état émotionnel de l’abeille domestique

Laboratoires d’accueil
Centre des Sciences du Goût et de l’Alimentation (CSGA), équipe PERception Sensorielle Interaction Neurone-Gile (PERSING), Dijon. 

Encadrants
Contexte

Les émotions influencent la perception et l’interprétation de l’environnement.

Ce phénomène, appelé biais de jugement, se traduit notamment par une interprétation plus optimiste ou pessimiste d'une situation ambiguë selon l'état émotionnel de l'individu.

Identifié chez de nombreuses espèces animales, ce biais constitue un outil permettant d'étudier les états affectifs chez les animaux.

Les abeilles domestiques (Apis mellifera) sont les premiers invertébrés chez lesquels un biais de jugement a été mis en évidence (Bateson et al., 2011 ; Schluns et al., 2016). Cependant, les mécanismes neurobiologiques qui sous-tendent ce phénomène restent encore largement méconnus. Cependant, des travaux suggèrent un lien entre les systèmes neuromodulateurs et les variations d’état affectif. Toutefois, leur rôle précis dans l’expression d’un biais de jugement pessimiste chez l’abeille reste à déterminer.

Objectif du stage

L’objectif de ce stage est d’identifier les systèmes neuromodulateurs impliqués dans le biais de jugement pessimiste chez l’abeille domestique.

Approches méthodologiques
PER

Le stage s’appuiera sur un protocole comportemental préalablement établi, fondé sur le conditionnement olfactif différentiel et le réflexe d’extension du proboscis (ProboscisExtension Reflex, PER).

Le.la stagiaire réalisera des expériences comportementales combinées à une approche pharmacologique, reposant sur l’administration d’agonistes et d’antagonistes ciblant les systèmes dopaminergique, octopaminergique et sérotoninergique.

Les effets de ces traitements seront évalués à travers les réponses des abeilles lors des tests de biais de jugement et analysés avec DeepLabCut à postériori.

Profil recherché

Le.la candidat.e idéal.e sera très enthousiaste, communicatif.ve, rigoureux.se, avec une formation enbiologie, écologie ou éthologie. Un intérêt pour l’écologie comportementale et/ou la neurophysiologie seraun avantage.

Les dépôts de candidature devront comprendre, dans un même pdf, un CV (max. 1 page), une lettre de motivation (max. 1 page), une copie du relevé de notes de M1, ainsi que les informations pour contacter au moins un.e référent.e.

Personnes à contacter

Les candidat.e.s intéressé.e.s sont invité.e.s à prendre contact avec Marco Paoli (marco.paoli@u-bourgogne.fr) et Léa Droesbeke-Fuente (lea_droesbeke-fuente@etu.ube.fr).

Références bibliographiques

Bateson et al. (2011) Agitated Honeybees Exhibit Pessimistic Cognitive Biases. Current Biology. 

Schlüns et al. (2017) The Glass Is Not yet HalfEmpty: Agitation but Not Varroa Treatment Causes Cognitive Bias in Honey Bees. Animal Cognition